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Déploiement du Cloud : pourquoi ça coince

Officiellement, tout va bien. Voire mieux que bien. Les taux de croissance du Cloud sont forcément au beau fixe. Et les perspectives sont florissantes dans toutes les études des cabinets d’analyste. Ce discours se heurte toutefois, en France, à un constat froid : en quelques jours, deux des dirigeants emblématiques du Cloud à la française – Patrick Starck, de Cloudwatt, et Vivek Badrinah, pour Orange Business Services – ont quitté leurs fonctions. Preuve que le tableau n’est peut-être pas aussi rose que celui que dépeint la communication des grands groupes.

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« OBS et SFR n’ont rien compris »

Bref, pas besoin d’enclencher le rouleau compresseur commercial tant que le marché n’est pas prêt. C’est un peu ce qui serait arrivé à Orange Business Services (OBS), la SSII de l’opérateur. Selon une source, le développement commercial du Cloud n’y serait pas au niveau espéré. Or ce sont notamment les perspectives du Cloud qui avaient poussé l’opérateur à investir dans son datacenter géant de Val-de-Rueil. En 2010, dans le cadre de son plan Conquete 2015, la SSII visait 500 millions d’euros pour ses offres Iaas et Saas en 2015. Pour 2012, OBS parlait d’un chiffre d’affaires « consolidé » sur le Cloud de 113 millions d’euros (+33 % par rapport à 2011). Encourageant, même si le rythme reste insuffisant pour atteindre l’objectif fixé. Et reste à savoir où commence et où s’arrête la définition comptable du Cloud… Remarquons encore que, dans son rapport de gestion du 1er semestre 2013, Orange mentionne la croissance de 23 % des services en sécurité, mais ne parle plus de Cloud. Sur ces six mois, OBS génère un chiffre d’affaires de 844 millions d’euros, en retrait de 3,8 % sur un an. « OBS comme SFR n’ont toujours pas compris que l’hébergement était un métier à part entière. Et même en injectant des millions, on ne l’apprend pas en courant », raille le patron d’un hébergeur.

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Le Cloud hybride d’EDF a par exemple une fonction de débordement chez nous. Et nous traitons d’autres dossiers de ce type. Mais c’est vrai que, pour ces besoins, nous restons plus proches du monde du service que d’un mode 100 % industriel. Ces contrats nécessitent un peu d’adaptation, de customisation aux besoins des clients. » […]

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