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#Hackgdfsuez : la transformation numérique est en marche

Ce week-end s’est tenu à Paris dans les locaux de l’école 42, le hackathon organisé par GDF SUEZ (#Hackgdfsuez sur Twitter).

Un de plus me direz vous, car 2013 et 2014 ont été riches en évènements de ce type (Axa, La Poste, SNCF, …) qui réunissent des équipes, en compétition sur le prototypage d’une nouvelle idée alignée avec les enjeux du sponsor. Un sponsor qui motivera ces équipes par un prix, souvent financier, mais qui pourra aller beaucoup plus loin par la suite en proposant à certain de poursuivre leur projet en incubation dans l’entreprise.

GreenSI avait abordé cette démarche d’innovation pour le SI pour la première fois fin 2012, après avoir participé a l’un de ces premiers évènement.

Ce weekend, GreenSI a pu s’infiltrer à la 42 pour y rencontrer les projets et surtout ceux qui en portent la valeur… les participants. Des participants de tous horizons, encore en école (Epita, 42, Isep…), des développeurs « freelance » et même des salariés en SSII incités par leur entreprise pour participer.

Pas de doute, une étape a été franchie pour les hackathons depuis 2012.

Une démarche bien rodée

Déjà le niveau « d’industrialisation » de ce type d’évènement a atteint un sommet. Ce n’est pas moins de 25 équipes qui se sont inscrites et qui se sont présentées pour les premiers « pitch » le vendredi soir, et avoir un premier assentiment du jury sur la pertinence de leurs idées. Donc plus d’une centaines de participants avec toute la logistique nécessaire pour que ces 48h soient les plus productives possibles.

Aujourd’hui de véritable agences, comme BeMyApp, se sont spécialisées dans ce type d’évènements, et capitalisent sur l’expérience de chaque hackathon, et développent en amont un réseau de participants par d’autres types de manifestations comme des « live code » (écriture d’un programme à partir de la feuille blanche) ou des « meetup » (réunions thématiques) sur des technos spécifiques. Il n’y a qu’a regarder l’un des programmes des prochaines manifestations pour en mesurer la diversité. Vous l’aurez compris, un hackathon ne s’improvise pas…

API et accès aux données

Ensuite les problèmes d’accès aux données, essentielles pour réaliser des applications intelligentes, et facteur limitant des premiers hackathons, sont aussi traités en amont. Dans le cas présent par la mise a disposition d’une plateforme Salesforce1 contenant des copies de toutes les données disponibles et fournissant les API nécessaires pour y accéder. Une formation aux API a même été réalisée en amont de l’évènement pour préparer les développeurs.

Ce qui nous éclaire aussi sur la stratégie de Salesforce qui cherche, comme les GAFA, a « courtiser » la communauté des développeurs pour qu’elle développe des applications sur sa plateforme. Une plateforme qui contient déjà les clients de l’entreprise (CRM) et se verrait bien y gérer tous les objets connectés (Internet de objets). C’était d’ailleurs l’un des thèmes développé par Marc Benioff, CEO de Salesforce, lors de sa conférence clients Porte de Versailles, qui s’est aussi tenue la même semaine (26 juin).

Pilotée par le business

Enfin, une étape a été franchie, parce que ce hackathon n’a pas été initié par la DSI ou la Direction de l’Innovation, mais par une branche métier (Energie Europe) avec le support du Comité Exécutif de GDF SUEZ.

Deux de ses membres se sont déplacés pour l’occasion, Jean-François Cirelli le Vice Président en charge de la Branche Energie Europe, qui a fait l’introduction des 48h et souhaité bonne chance aux équipes, puis Marc Florette, Directeur «Digital», comme membre du jury.

On peut donc supposer que c’est bien la transformation numérique de GDF SUEZ, à l’heure de la Smart Energy et des citoyens connectés qui est en jeu, et pas uniquement la conception de nouvelles applications ou la production de nouvelles idées.

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