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Interview Patrick Pélata – Salesforce : Retour sur la stratégie SI de Renault

ITespresso.fr : Quelle est la position de Salesforce dans le secteur automobile ?

Patrick Pélata : Nous sommes plutôt sur nouveau terrain à conquérir. Néanmoins, nous faisons des choses depuis longtemps avec Toyota ou Renault depuis 2009-2010. Mais aussi avec Nissan ou Ford.

Actuellement, sur les quinze premiers constructeurs dans le monde, nous travaillons avec douze d’entre eux. Disons que nous discutons ou nous sommes engagés sur des projets pilotes. Et avec quelques projets à grande échelle.

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ITespresso.fr : Quid des relations avec les constructeurs automobiles en France ?

Patrick Pélata : Historiquement, Salesforce a démarré une première collaboration avec Renault en France. Mais cela ne s’arrête pas là. Je ne peux en dire plus tant que les accords ne sont pas signés définitivement.

ITespresso.fr : Considérez-vous que l’industrie automobile en France s’adapte bien aux enjeux du numérique ?

Patrick Pélata : C’est difficile mais c’est indispensable. Ce sont des grandes organisations très centralisées et la relation client est gérée par des services différents en interne (qualité, garantie, marketing et marketing digital, relations réseaux, communication…) ou en externe (les concessionnaires, les agences numériques…).

Salesforce propose la digitalisation et l’unification de la relation clientèle. Mais cela implique que tous les services concernés collaborent ensemble. Quitte à abandonner des outils qu’ils avaient mis des années à développer.

Certains groupes automobiles – comme Renault – ont commencé à y remédier en créant un poste de haut responsable de l’expérience client. Ce n’est pas une condition nécessaire pour démarrer. On peut partir sur une échelle plus petite. Il vaut mieux entamer une collaboration avec plusieurs lignes opérationnelles d’un constructeur pour apporter des choses très innovantes.

ITespresso.fr : A propos de votre parcours entre Renault (groupe industriel traditionnel) et Salesforce (acteur de l’économie numérique), qu’est ce qui vous surprend le plus en termes de management ou d’organisation ?

Patrick Pélata : Renault va avoir 115 ans à la fin de l’année alors que Salesforce en a 13. En termes d’ancienneté, cela fait une belle différence. L’organisation automobile est très structurée et centralisée.

Cela fait dix mois que j’ai rejoint Salesforce, j’ai déjà vu les lignes bouger. La stratégie d’un constructeur automobile bouge plus doucement. Le rythme de l’innovation est permanent chez Salesforce. Chaque semaine, de nouvelles discussions naissent sur des projets start-up alors que l’on voit en parallèle des mouvements de concentration.

En termes de ressources humaine, Renault dispose d’un effectif treize à quatorze fois supérieur à celui de Salesforce. Logiquement, elle ne bouge pas aussi vite que Salesforce. Mais Salesforce commence aussi à devenir une grande entreprise (10 000 collaborateurs). Néanmoins, elle a su garder les gênes de la start-up.

viaInterview Patrick Pélata – Salesforce : CRM et secteur automobile.

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