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Nouvelle France industrielle: la santé numérique et les dispositifs médicaux ont leur feuille de route

Nouvelle France industrielle: la santé numérique et les dispositifs médicaux ont leur feuille de route

PARIS, 24 juin 2014 (TICsanté) – Les feuilles de route des plans de la « Nouvelle France industrielle » consacrés à la santé numérique et aux dispositifs médicaux ont été validées mercredi dernier, a annoncé le ministère de l’économie, du redressement productif et du numérique dans un communiqué.

Mi-septembre 2013, François Hollande a présenté 34 plans, dont trois dans la santé, devant permettre à la France de regagner d’ici 10 ans des parts de marché à l’international dans des domaines jugés porteurs. Afin de valider les feuilles de route des plans établies par les chefs de projet, un comité de pilotage avait été installé en mars.

Jeudi, lors de sa quatrième réunion, le comité a validé les feuilles de route des Plans santé numérique (précédemment appelé Hôpital numérique) et dispositifs médicaux et nouveaux équipements de santé.

Deux autres réunions du comité de pilotage doivent permettre de valider les dernières feuilles de route d’ici lundi 14 juillet, notamment celle concernant le Plan biotechnologies médicales.

Pour la santé numérique, le plan -piloté par l’ancienne directrice générale de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Mireille Faugère, et par le PDG d’Accenture France, Christian Nibourel- a vocation à positionner la France comme le leader européen sur un marché qui, dans l’Hexagone, atteint 3 milliards d’euros et affiche une croissance annuelle de 5%.

« Les ingrédients et l’expertise sont là en France, mais l’écosystème est fragmenté. Pour renforcer la filière, il faut une gouvernance et une organisation plus unifiées, avec un vrai pilotage. Tout cela doit s’inscrire dans la stratégie nationale de santé », a commenté mercredi auprès d’APM Mireille Faugère.

Selon le ministère de l’économie, le plan prévoit notamment de mettre en place un cadre réglementaire « clair, simple et sécurisant » de partage de données et de distribution de services entre 2015 et 2017.

Cela doit notamment permettre de développer la télésurveillance des maladies chroniques « au-delà des expérimentations en cours », avec un objectif de 50.000 patients suivis en 2017 dans quatre domaines thérapeutiques prioritaires non précisés et de 1 million en 2020.

Par ailleurs, le plan plaide en faveur de l’extension du périmètre des projets pilotes du programme Territoire de soins numérique en vue d’un déploiement à grande échelle et de l’extension du nombre de patients couverts. Il prône le développement des services d’appui à la coordination des soins afin de traiter, dans des parcours de soins, 700.000 cas très complexes et 2 millions de cas complexes en 2020.

Le plan ambitionne de développer des systèmes d’information (SI) de qualité « pour le continuum ville-hôpital autour des territoires de soin numériques » et de faire émerger « un nombre limité de SI hospitaliers mutualisés, au niveau des standards internationaux ». L’Etat s’engage quant à lui à mettre en oeuvre une gouvernance unifiée et à renforcer les investissements.

DM: VERS UNE ALLIANCE DES TECHNOLOGIES MEDICALES

Côté DM, le plan vise une réorganisation des acteurs du secteur. Parmi les axes retenus, il s’agit de mieux accompagner et d’accélérer le développement des start-up, avec notamment un renforcement des incubateurs et des accélérateurs et la création de clusters « Medtech Cities » qui regrouperaient les acteurs du secteur.

L’objectif est également de consolider les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui manquent aujourd’hui de taille critique, a expliqué dans un entretien à APM l’un des deux responsables du plan, André-Michel Ballester, directeur général de Sorin.

Selon le dossier de presse du ministère, le plan préconise de lancer d’ici début 2015 une « opération de consolidation » par des dispositifs publics pour maximiser l’effet de levier auprès des financements privés, et d’organiser une journée de valorisation des brevets académiques en novembre.

Il est aussi proposé de former d’ici la fin de l’année une « Alliance des technologies médicales », une structure collaborative entre grands groupes, ETI et PME réunis autour de projets communs. Un projet démonstrateur de R&D collaboratif fédérant ces acteurs doit également être choisi.

Enfin, il s’agit de développer l’offre française à l’international, en simplifiant et en raccourcissant les procédures d’accès au marché, en utilisant les achats hospitaliers comme levier de développement des entreprises innovantes et en favorisant les transferts technologiques grâce à un « outil » lancé à la fin de l’année.

« Sous l’égide du Conseil national de l’industrie [CNI], des états généraux de la filière dispositifs médicaux et technologies médicales seront régulièrement tenus dès 2015, pour suivre la mise en oeuvre de la feuille de route et traiter de sujets spécifiques, notamment en matière de financement privé et public », indique le dossier presse du ministère de l’économie.

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