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Publication de l’atlas des systèmes d’information hospitaliers 2014

La direction générale de l’offre de soins (DGOS) a mis en ligne mardi son atlas des systèmes d’information hospitaliers (SIH) pour 2014.

Chaque année, cet atlas compile les données recueillies par l’observatoire des systèmes d’information de santé (oSIS, piloté par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation – ATIH), le dispositif de suivi des charges et ressources SIH et l’observatoire du référencement des éditeurs de logiciels et des intégrateurs du monde de la santé (Relims).

L’édition 2014 s’est enrichie et intègre désormais les données de déploiement et d’usage des SIH (notamment les indicateurs Hôpital numérique), les charges et ressources mises en oeuvre par les établissements pour accompagner le déploiement des SIH, et les données de l’offre industrielle.

La représentativité du panel d’établissements publics et privés interrogés a progressé, avec 2.056 répondants sur 3.328 référencés, contre 1.432 répondants sur 3.359 en 2013 (voir dépêche du 31 mai 2013), soit une saisie des données via oSIS en hausse de 20% selon la DGOS. Environ 80% des établissements publics ont répondu, contre 64% des cliniques mais seulement 43% des établissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic).

S’agissant des infrastructures techniques, la DGOS souligne un niveau d’équipement élevé, et observe que 79% des établissements ont déployé une virtualisation des serveurs et 67% une architecture « client léger » (où l’ensemble des applications sont déportées du poste vers un serveur central).

En matière bureautique, 97% des établissements ont recours à la suite logicielle Office* de Microsoft. Son équivalent en logiciel libre, Open Office, est installé dans 21% des CHU, et entre 29% à 53% dans les hôpitaux, classés dans l’atlas en trois catégories en fonction de leur budget.

Environ 56% des établissements participent à un groupement d’achat pour leur SIH (100% pour les CHU mais 33% pour les cliniques de médecine, chirurgie et obstétrique -MCO).

Seuls 5% des établissements ont recours à la carte de professionnel de santé (CPS), distribuée à quatre professions de santé dotées d’un ordre, pour authentifier les utilisateurs dans le cadre du SIH. Le déploiement de tels accès est en cours dans 33% des établissements (22% des CHU, 54% des CH d’un budget supérieur à 70 millions d’euros).

La DGOS recense 35% d’établissements dont le projet de messagerie sécurisée est déployé ou en cours mais les données diffèrent fortement d’un type d’établissement à l’autre. Le déploiement d’un dispositif « single sign on » (SSO, authentification unique de l’utilisateur pour accéder à toutes les applications du SIH) plafonne à 23% (85% en CHU).

Pour l’informatisation du dossier patient, sur 1.152 établissements, un peu plus de la moitié ont achevé le processus. Il est encore en cours dans 30% d’entre eux.

LE DMP PEINE TOUJOURS A DECOLLER

La fonction de création du dossier médical personnel (DMP) dans le SIH est « très peu avancée », et achevée ou en cours dans 17% des établissements répondants mais la fonction d’alimentation l’est encore moins (15% de projets achevés ou en cours).

Pour la gestion du dossier médical patient, sur 1.170 établissements répondants, 91 logiciels sont identifiés.

Globalement, la DGOS note que « les niveaux moyens d’informatisation s’élèvent à plus de 70% (taux de projets achevés ou en cours) pour le dossier de soins, le plan de soins et la mise à jour du plan de soins par les prescriptions ».

Le taux d’informatisation des urgences s’élève à 90%, sur un échantillon de 479 établissements répondants sur les 665 structures ayant une autorisation d’activités d’urgences.

La DGOS relève de bons résultats pour l’informatisation de la prescription de médicaments (87% de projets achevés ou en cours), de la validation pharmaceutique (83%) et de l’informatisation de la base de données de médicaments (86%).

Les établissements ont recours à 78 logiciels de prescription de médicaments différents (1.087 répondants) et 71 logiciels de gestion de pharmacie (1.168 répondants).

L’atlas montre que l’informatisation de la gestion des blocs opératoires « est disparate selon les établissements », étant « très avancée dans les cliniques, les CHU et les Espic » tout en restant faible dans les hôpitaux de taille moyenne. « L’informatisation de la gestion des lits est peu avancée (moins de 50% de projets achevés ou en cours, en moyenne), à l’exception des CLCC [centres de lutte contre le cancer] et des cliniques ».

Pour le programme Hôpital numérique, 23% sont d’ores et déjà conformes aux pré-requis, la moyenne nationale d’atteinte des pré-requis atteignant 77%.

En termes de dépenses, l’atlas montre que les établissements consacrent en moyenne 1,85% de leurs dépenses au SIH (contre 1,8% en 2013 mais avec une base d’établissement plus réduite). Les dépenses consacrées au SIH s’élèvent à 1,4 milliard d’euros.

La DGOS relève que 4.521 équivalents temps plein sont « dédiés » au SIH, et recueillent 0,8% des rémunérations totales versées par les établissements.

Pour l’offre industrielle, la DGOS note que 262 sociétés sont inscrites sur Relims (+13%), avec 703 logiciels disponibles sur le marché français (+23%).

viaPublication de l’atlas des systèmes d’information hospitaliers 2014.

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