Accueil / SI santé / Un logiciel qui a permis d’économiser plus d’un million $ dort sur les tablettes | Santé | Actualité | Le Journal de Montréal

Un logiciel qui a permis d’économiser plus d’un million $ dort sur les tablettes | Santé | Actualité | Le Journal de Montréal

Un logiciel prometteur qui a permis d’économiser 1,1 million $ en antibiotiques à l’Hôpital de Sherbrooke ne peut être implanté ailleurs en raison du moratoire sur les nouveaux projets informatiques.

«C’est dommage, ça ne va pas à la vitesse qu’on souhaiterait», avoue Louis Valiquette, le créateur du logiciel APSS.

Économies importantes

Implanté au CHU de Sherbrooke en 2010, le logiciel unique en son genre de l’entreprise Lumed a permis de faire économiser 1,1 million $ en prescriptions d’antibiotiques en seulement trois ans.

Créé par le microbiologiste-infectiologue Louis-Valiquette, qui travaille dans l’établissement, le logiciel révise chaque dose d’antibiotique attribuée aux patients selon un algorithme complexe.

Lorsqu’une amélioration au traitement est possible, une alerte est envoyée au pharmacien, qui révise la suggestion. Neuf fois sur 10, la proposition du logiciel est suivie.

«Ça montre qu’on ne dérange pas les gens pour rien, conclut M. Valiquette. C’est vraiment performant.»

Concrètement, les doses d’antibiotiques ont diminué de 18% dans l’hôpital.

Mieux que prévu

«Les résultats sont au-delà de nos espérances, avoue Patrice Lamarre, le pharmacien-chef de l’hôpital. On révise les dossiers des patients pour qui c’est le plus payant. Alors, le temps du pharmacien est maximisé puisqu’il se penche uniquement sur des dossiers prioritaires.»

Depuis deux ans, l’entreprise Lumed a rencontré les directions d’une vingtaine d’hôpitaux au Québec.

«Les effets du logiciel sont spectaculaires, les gens sont très intéressés. Mais, on est pris dans les méandres des processus d’achats informatiques», souligne M. Valiquette.

En effet, depuis 2010, le ministère de la Santé (MSSS) a décrété un moratoire sur l’achat de nouveaux logiciels et autres ressources informationnelles partout dans le réseau.

Jusqu’ici, seul l’Hôpital de Sherbrooke a acheté le logiciel. Or, ce logiciel s’autofinance après deux ans seulement, selon M. Valiquette, en raison des économies d’achats de médicaments.

Bénéfices parallèles

Par ailleurs, M. Valiquette souligne que les économies dépassent largement l’achat de médicaments.

«Les bénéfices indirects sont énormes. C’est difficile à quantifier, mais on a des soins plus optimaux, donc moins d’hospitalisation, moins d’infections liées aux antibiotiques, moins de temps perdu à préparer des intraveineuses, etc.»

Le MSSS souligne toutefois que des travaux sont en cours pour lever le moratoire.

viaUn logiciel qui a permis d’économiser plus d’un million $ dort sur les tablettes | Santé | Actualité | Le Journal de Montréal.