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Vinci Energies fusionne les systèmes décisionnels pour accélérer la fusion avec Cegelec

Rapprocher l’informatique de deux grands groupes unis par une fusion géante demande du temps. Consolider rapidement des informations via un système décisionnel unifié permet d’atteindre un premier palier de rationalisation.

La fusion d’entreprises, ou l’acquisition de sociétés, pose immédiatement la question d’unification des systèmes d’information. Quand il s’agit du rachat d’une entité de taille modeste – jusqu’à 500 M€ de chiffre d’affaires dans notre cas -, un groupe comme Vinci Energies est en mesure de déployer rapidement un scénario d’intégration bien rôdé, aboutissant à un alignement des systèmes d’information de l’entreprise rachetée sur ceux du groupe. Mais cette logique s’avère inopérante dans le cas de rapprochements entre deux groupes de taille équivalente, comme ce fut le cas en 2010 avec la fusion de Vinci Energies et de Cegelec, deux groupes pesant alors respectivement 4 et 3 Md€ de chiffre d’affaires.

L’ampleur des questions à traiter, l’adhérence des processus opérationnels aux systèmes d’information empêchent la mise en œuvre d’un scénario d’intégration simple, consistant à migrer une des deux entités sur les applications de l’autre.

Afin de définir la stratégie sur mesure à mettre en place dans ce type de cas, il faut commencer par se poser quelques questions simples. Notamment, se demander si les salariés des deux entités qui fusionnent ont un besoin immédiat de communiquer et interagir. […]. Dans ce contexte, les attentes des métiers vis-à-vis de la DSI se font très pressantes.

Une meilleure visibilité sur les achats

Au sein de la direction informatique, nous avons donc défini une feuille de route, en identifiant tout d’abord les enjeux à court terme : la renégociation des contrats avec les fournisseurs, la fusion des réseaux ou encore le « reparamétrage » des différents ERP pour parvenir à un mode de gestion harmonisé de suivi des affaires. Ces premiers chantiers achevés, nous savions que se dressait devant nous le sujet de la convergence des ERP. Aujourd’hui, plus de huit applicatifs majeurs et différents cohabitent au sein du groupe. Un chantier de cette ampleur requiert habituellement entre 4 et 6 ans de travail. Pour parvenir à des gains plus rapidement, nous avons misé sur un système décisionnel unifié afin de pallier la diversité des systèmes transactionnels et bénéficier très vite d’une vision consolidée des données.

Nous avons commencé par une consolidation des informations financières en descendant au niveau le plus fin au sein du groupe : l’entreprise. Vinci Energies en compte 1 500, réparties au sein de presque 800 sociétés juridiques et légales. Par un système de poupées russes, ce mécanisme permet d’avoir une vision de l’activité à tous les niveaux de l’entreprise. En parallèle, un chantier similaire a été mené pour les achats, afin de disposer d’une meilleure visibilité sur ce poste de dépenses représentant un enjeu important pour Vinci Energies) et de suivre plus rigoureusement l’utilisation des contrats cadre. Enfin, un projet visant à mettre en place des indicateurs RH communs, couvrant à terme les 65 000 collaborateurs de l’entreprise, a été amorcé.

Démarré en septembre dernier, ce chantier sera en grande partie achevé à la rentrée 2013. Il concerne au total près de 1 500 utilisateurs. Notre parti pris a été de privilégier des restitutions graphiques des indicateurs très abouties, et de donner le maximum de liberté d’analyse aux utilisateurs. Deux facteurs qui conditionnent le vrai succès d’un projet décisionnel : l’apport d’une réelle valeur ajoutée à l’activité quotidienne des utilisateurs.

viaUnifier les systèmes décisionnels pour accélérer la fusion de deux groupes – Business Intelligence – Supplément partenaire Capgemini – Les Echos.

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